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	<title>Accueillir le numérique?</title>
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	<description>une mutation pour la librairie et le commerce du livre</description>
	<pubDate>Wed, 16 Jul 2008 16:06:36 +0000</pubDate>
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		<title>Pour continuer la réflexion : 4 - Quelques sites et blogs spécialisés du numérique</title>
		<link>http://www.accueillirlenumerique.com/2008/06/10/pour-continuer-la-reflexion-4-quelqes-site-et-bogs-specialises-du-numerique/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 15:57:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[http://alaingiffard.blogs.com : Culture, technologies, lecture, mémoire, hypertexte : Un des blogs les plus sérieux sur le contenu « littéraire » numérique et culturel, notamment à travers des billets comme « L'écriture et la lecture numériques comme pratiques culturelles » ou « Ethique et blogs : l'exemple de Loïc Le Meur ».

http://aldus2006.typepad.fr : A la découverte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://alaingiffard.blogs.com/">http://alaingiffard.blogs.com</a> : Culture, technologies, lecture, mémoire, hypertexte : Un des blogs les plus sérieux sur le contenu « littéraire » numérique et culturel, notamment à travers des billets comme « L'écriture et la lecture numériques comme pratiques culturelles » ou « Ethique et blogs : l'exemple de Loïc Le Meur ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><a href="http://aldus2006.typepad.fr/">http://aldus2006.typepad.fr</a> : A la découverte des nouveaux livrels, papiels, e-books, readers et autres "lecteurs" électroniques... avec un clin d'œil à Alde Manuce, éditeur à Venise il y a 500 ans… Le site officiel de réflexion d'Hervé Bienvault. Très bien fait, on y lit toute sorte de billets sur les liseuses (toutes les liseuses!) et donc nous pouvons voir les différences entre et voir comment elles fonctionnent : en effet, chaque billet est accompagné d'une démo vidéo !</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><a href="http://www.apsed.com/blog">http://www.apsed.com/blog</a> : Le blog d'Alain Pierrot, spécialiste de l’édition numérique : tout sur le numérique dans le milieu de l'édition et des pouvoirs publics.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><a href="http://www.archicampus.net/wordpress">http://www.archicampus.net/wordpress</a> : « TeXtes électroniques, imprimés, partagés, distribués, édités, diffusés, propulsés… » : le blog de Virginie Clayssen, une spécialiste de l’édition numérique. Ce blog est une référence dans le milieu du numérique. Il est passionnant pour tous mais également pour ceux qui veulent mettre du contenu numérique en ligne car il aborde toutes les recherches qui ont eu cours sur la toile et permet ainsi de nous confronter à l'arrivée de nouveaux outils et de nouvelles possibilités de publier des contenus.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><a href="http://billaut.typepad.com/">http://billaut.typepad.com</a> : Haut cadre de banque, Jean Michel Billaut est actuellement le spécialiste international des relations Web. Il tient un blog sur toutes les conquêtes (surtout commerciales) du Web 2.0 dans tous les domaines industriels. Blog essentiel pour comprendre les enjeux du Web 2.0 et ses conséquences dans les deux à trois ans à venir. Le tout accompagné de vidéos qui permettent d’illustrer parfois des propos assez pointus.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><a href="http://brunorives.blogspot.com/">http://brunorives.blogspot.com</a> - <a href="http://papierelectronique.blogspot.com/">http://papierelectronique.blogspot.com</a> : Site et blog consacrés au Web et au numérique par Bruno Rives. Fondateur de la société Tebaldo, celle-ci est présentée comme « un observatoire stratégique des tendances et usages des nouvelles technologies à destination de professionnels, grands groupes, industriels, et relais d'opinion. Ses réunions mensuelles et ses événements permettent d'être informé en permanence et de partager retour d'expérience et expertise avec les leaders du secteur ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><a href="http://www.epaper-france.com/">http://www.epaper-france.com</a> : Un blog de qualité sur les avancées du numérique à l'instar du blog « deux semaines avec un iliad ». Toute l'info est classée par fabricant de matériel, par société de services, etc. : « ePaper France se propose de décrypter l'actualité liée au epaper, eink et ebook. Articles d'information, tests de matériels pour lire les livrels et forum francophone. Découvrez l'environnement du papier électronique ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><a href="http://www.etudes-francaises.net/">http://www.etudes-francaises.net</a> : « Le NEF croit à l'importance de l'autonomisation du cybernaute et veut aider celui-ci à s'équiper d'instruments critiques. Pour cela, il propose l'ACRE, qui permet à chacun – auteur, diffuseur, lecteur – de mesurer différentes parcelles du champ des études françaises. Le NEF s'intéresse à connaître l'avis et les expériences des auteurs, diffuseurs et lecteurs cybernautiques. Pour cela il publie des Entretiens animés au départ par Marie Lebert et depuis 2002 par une équipe du NEF »... Bref, une véritable mine de renseignements mais surtout de partage d'outils et d'idées. Le NEF est bien évidemment pour la gratuité du contenu en ligne. Il propose de télécharger gratuitement <em>Les mutations du livre à l'heure de l'Internet</em> de Marie Lebert [Cf. les ouvrages plus haut]. Mais ce qu'il propose de plus passionnant, c'est une véritable histoire du livre numérique des origines (1971) à nos jours.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><a href="http://lafeuille.blogspot.com/">http://lafeuille.blogspot.com</a> : Sous titré : « Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l'édition électronique »… blog animé par Hubert Guillaud, un des premiers spécialistes du numérique que compte le pays.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><a href="http://homo-numericus.net/">http://homo-numericus.net</a> : « Technologies numériques et société » : site assez fourni dont l'information est structurée par secteur. Assez utile car clair et bref dans son contenu. Il renvoie bien évidemment aux blogs cités par ailleurs concernant l'édition numérique.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><a href="http://par-dela.blogspot.com/">http://par-dela.blogspot.com</a> : excellent blog sur l’édition et l’environnement numérique. Informations de première main sur les maisons d’édition et les pratiques éditoriales à l’International.</p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Pour continuer la réflexion : 3 - Vidéos en ligne</title>
		<link>http://www.accueillirlenumerique.com/2008/06/10/pour-continuer-la-reflexion-3-videos-en-ligne/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 15:54:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[BERRY, Gérard. - Pourquoi et comment le monde devient numérique, leçon inaugurale du Collège de France, 2008&#160;: http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/inn_tec/p1200929441219.htm 
ÉDITIS. - Possible… ou probable&#160;?, présenté au Festival du film d'entreprise du Creusot, cette vidéo a reçu un Laurier de bronze&#160;: http://www.editis.com/content.php?lg=fr&#38;id=274 

    PROMETEUS. - The Media Revolution part 1 : http://www.youtube.com/watch?v=xj8ZadKgdC0 

  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>BERRY, Gérard</strong>. - <em>Pourquoi et comment le monde devient numérique, </em>leçon inaugurale du Collège de France, 2008&nbsp;: <a href="http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/inn_tec/p1200929441219.htm">http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/inn_tec/p1200929441219.htm</a> </p>
<p><strong>ÉDITIS</strong>. - <em>Possible… ou probable&nbsp;?</em>, présenté au Festival du film d'entreprise du Creusot, cette vidéo a reçu un Laurier de bronze&nbsp;: <a href="http://www.editis.com/content.php?lg=fr&id=274">http://www.editis.com/content.php?lg=fr&amp;id=274</a> </p>
<p>
    <strong>PROMETEUS</strong>. - <em>The Media Revolution part 1</em> : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=xj8ZadKgdC0">http://www.youtube.com/watch?v=xj8ZadKgdC0</a> </p>
<p>
    <strong>PROMETEUS</strong>. - <em>The Media Revolution part 2</em> : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=PY5hBd8_Q-E&mode=related&search">http://www.youtube.com/watch?v=PY5hBd8_Q-E&amp;mode=related&amp;search</a>= </p>
<p>
    <em>Introducing the book (repost)</em> : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=xFAWR6hzZek">http://www.youtube.com/watch?v=xFAWR6hzZek</a> </p>
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		<item>
		<title>Pour continuer la réflexion :  2. Rapports et numéros spéciaux</title>
		<link>http://www.accueillirlenumerique.com/2008/06/10/pour-continuer-la-reflexion-2-rapports-et-numeros-speciaux/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 15:52:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Booksellers Association. - Embracing the Digital Age et The Brave New World : http://www.booksellers.org.uk/doc
ISAAC, Henri. – L'Université numérique, rapport à Valérie Pécresse, Ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, nov. 2007 :
http://media.education.gouv.fr/file/Nouvelle_universite/55/7/universitenumerique_23557.pdf
LICHTENBERG, James. - Commerce in Digital Publishing : Trends, rapport de Vista international, novembre 2007 : http://www.vistacomp.com/about_us/research_request.html
OLIVENNES, Denis. - Le Développement et la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Booksellers Association</strong>. - <em>Embracing the Digital Age</em> et <em>The Brave New World</em> : <a href="http://www.booksellers.org.uk/doc">http://www.booksellers.org.uk/doc</a></p>
<p><strong>ISAAC, Henri</strong>. – <em>L'Université numérique</em>, rapport à Valérie Pécresse, Ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, nov. 2007 :</p>
<p><a href="http://media.education.gouv.fr/file/Nouvelle_universite/55/7/universitenumerique_23557.pdf">http://media.education.gouv.fr/file/Nouvelle_universite/55/7/universitenumerique_23557.pdf</a></p>
<p><strong>LICHTENBERG, James</strong>. - <em>Commerce in Digital Publishing : Trends</em>, rapport de Vista international, novembre 2007 : <a href="http://www.vistacomp.com/about_us/research_request.html">http://www.vistacomp.com/about_us/research_request.html</a></p>
<p><strong>OLIVENNES, Denis</strong>. - <em>Le Développement et la protection des œuvres sur les nouveaux réseaux</em>, rapport au Ministre de la Culture et de la Communication, novembre 2007 :</p>
<p><a href="http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/074000726/0000.pdf">http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/074000726/0000.pdf</a></p>
<p><strong>SGDL.</strong> – <em>Pour une nouvelle dynamique de la chaîne du livre</em>, Forum organisé par la Société des Gens de Lettres les lundi 8 et mardi 9 octobre 2007 à l’Hôtel de Massa, Paris, SGDL, 2007, « Les Dossiers de la SGDL ».</p>
<p><strong>VALADE, Jacques</strong>. - <em>La Galaxie Gutenberg face au « big bang » du numérique</em>, rapport d'information fait au nom de la Commission des Affaires culturelles, septembre 2007 :</p>
<p><a href="http://www.senat.fr/rap/r06-468/r06-4681.pdf">http://www.senat.fr/rap/r06-468/r06-4681.pdf</a></p>
<p>« Littér@ture. Comment le numérique change tout », <em>Courrier international</em>, 17 mars 2008.</p>
<p>« Le Livre à l'ère du numérique », <em>Cahiers de la Librairie </em>[SLF], n° 5, novembre 2006.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>POUR CONTINUER LA RÉFLEXION… 1 Quelques ouvrages</title>
		<link>http://www.accueillirlenumerique.com/2008/06/10/pour-continuer-la-reflexion%e2%80%a6-1-quelques-ouvrages/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 15:45:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[ANDERSON, Chris. - La Longue traîne : la nouvelle économie est là !, traduit de l'anglais (États-Unis) par Brigitte Vadé et Michel Le Séac'h, Paris, Village mondial, 2007.
« Avec Internet c’est la loi bien connue des 20/80 (20% des produits font 80% du chiffre d’affaires) qui est remise en cause. Les innombrables possibilités de connexion [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>ANDERSON, Chris. - <em>La Longue traîne : la nouvelle économie est là !,</em></strong><strong> traduit de l'anglais (États-Unis) par Brigitte Vadé et Michel Le Séac'h, Paris, Village mondial, 2007.</strong><br />
« Avec Internet c’est la loi bien connue des 20/80 (20% des produits font 80% du chiffre d’affaires) qui est remise en cause. Les innombrables possibilités de connexion confèrent une liberté d’accès sans filtre à la culture et à des contenus de toutes sortes. Productions commerciales et contenus amateurs se disputent l’attention des internautes sur un même pied d’égalité. En réduisant les coûts fixes liés à la distribution voire à la production Internet fait naître du reste un mode d’abondance : tous les films tous les CD tous les livres seront disponibles en permanence. Les goûts se dispersent et à une augmentation de l’offre correspond désormais une augmentation de la demande quasi infinie ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BERRY, Gérard. - <em>Pourquoi et comment le monde devient numérique</em></strong><strong>, Paris, Fayard, 2008, (Leçons inaugurales du Collège de France).</strong><br />
« Notre vie quotidienne est sans cesse bouleversée par les innovations technologiques du monde numérique. Mais les fondements de celui-ci restent largement ignorés du public, qui semble en permanence surpris par des évolutions pourtant prévisibles : c'est le signe d'un schéma mental mal adapté. L'ambition de cette leçon inaugurale est d'aider à construire un bon sens informatique, en expliquant sur quels concepts scientifiques et techniques repose la révolution numérique, quels outils elle met en œuvre, et quels sont ses impacts et ses difficultés ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BOMSEL, Olivier. - <em>Gratuit ! Du déploiement de l'économie numérique</em></strong><strong>, Paris, Gallimard, 2008, (Folio actuel).</strong><br />
« Jamais la gratuité n'a été aussi présente, vantée et disputée qu'à l'ère numérique. Ce phénomène historique et économique singulier est souvent identifié à la baisse continue des coûts de traitement et de transport de l'information. Or il consiste avant tout dans les " effets de réseau " : grâce à l'extension du champ du codage binaire, les innovations numériques (Internet, moteurs de recherche, téléphones mobiles, moyens de paiement électroniques, télévision, etc.) voient leur utilité croître avec le nombre d'utilisateurs. Il faut donc conquérir le plus rapidement possible, par des subventions habilement choisies et créatrices d'irréversibilités, une masse critique d'utilisateurs. Résultat ? Des transferts mais aussi des rentes, des conflits d'intérêts ; on ne propose plus du "moins cher " comme au temps du fordisme et de sa concurrence par les coûts, mais du gratuit, catalyseur de déploiement ; grâce à cela, des monopoles émergent, avec la domination de Microsoft, le succès de Google, le déploiement de la téléphonie mobile ou des réseaux peer-to-peer ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>ALBERTO, Roland - COMBES, Francis – FAUCILHON, Joël - HAZAN, Eric - KORB, Hélène – SAIBANS, Frédéric – SCHIFFRIN, André – VIDAL, Jérôme. - <em>Le Livre, que faire ?</em></strong><strong>, Paris, La Fabrique, 2008.</strong><br />
« Au chevet du Livre, on trouve rassemblés toutes sortes de consultants, institutionnels, ministériels et corporatistes. Les enquêtes, colloques et rapports se suivent et se ressemblent : un flot de sollicitude tiède destiné à masquer l'indifférence envers le sort du livre indépendant. <em>Le livre : que faire ?</em> est un ouvrage collectif écrit par des praticiens. Éditeurs, libraires, diffuseurs ou bibliothécaires, ils sont, comme on dit, dans le même bateau, menacé de collision par le gigantesque paquebot du livre industriel. En s'appuyant sur leur travail de chaque jour, ils montrent ce qui est dès maintenant possible : trouver des modes d'édition sans recourir à des financiers, modifier le droit d'auteur dans le sens du bien commun, redresser les errements de l'aide publique, pousser les bibliothèques à aider les librairies de quartier, éviter la diffusion massive et aveugle, faire de la librairie un lieu de découverte permanente, éviter que les nouvelles technologies ne transforment le monde du livre en un ensemble d'ingénieurs informaticiens et de manutentionnaires ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>DOUEIHI, Milad. - <em>La Grande Conversion numérique</em></strong><strong>, traduit de l’anglais par Paul Chemla, Paris, Le Seuil, 2008, (La Librairie du XXIe siècle).</strong><br />
« Avec déjà un milliard d'usagers, le numérique a une histoire qui se fabrique au jour le jour. Puissance globale qui a métamorphosé tous les systèmes de communication, le numérique fragilise les spécificités nationales et locales, suscitant de nouvelles réalités en politique, dans les médias comme en économie ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>KEENE, Andrew. - <em>Le Culte de l'amateur. Comment Internet tue notre culture</em></strong><strong>, traduit de l’anglais par Jacques-Gilles Laberge, Paris, Scali, 2008.</strong><br />
« Le Culte de l’amateur décrit sans concession les répercussions culturelles et économiques du Web 2.0 : Gratuité, hyper-violence, violation de la vie privée, violation du droit d’auteur. Dans ce brûlot, Andrew Keene nous met en garde contre un projet de société basé sur la gratuité ou la distinction entre le producteur et le consommateur tend à s’effacer, où la foule prend le pouvoir. Il nous invite, comme la ministre de la culture, Christine Albanel l’a fait au mois de septembre, à réfléchir à une régulation de l’Internet et à une véritable ouverture sur le commerce en ligne, seul moyen de contrôler la toile ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LEBERT, Marie. - <em>Les Mutations du livre à l'heure de l'Internet</em></strong><strong>, 1999, disponible sur : </strong><a href="http://www.etudes-francaises.net/entretiens/printfr00.htm">http://www.etudes-francaises.net/entretiens/printfr00.htm</a><br />
« L'Internet et les technologies numériques bouleversent le monde du livre. Imprimé sous de multiples formes depuis plus de cinq siècles, le livre se convertit. Si le livre imprimé a toujours sa place, d'autres supports se développent, et les habitudes de travail changent. On voit apparaître les textes électroniques, les bibliothèques numériques, les librairies en ligne, les éditeurs électroniques, les encyclopédies en ligne, les oeuvres hypermédias, les logiciels de lecture et les appareils de lecture dédiés. Le Web devient une vaste encyclopédie et le patrimoine mondial est en cours de numérisation. Le papier électronique est pour bientôt. Basé sur le suivi de l'actualité et sur une centaine d'entretiens, ce livre tente de faire le tour de la question. Il est complété par une chronologie détaillée et une liste de sites Web ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>OLIVENNES, Denis. - <em>La Gratuité, c'est le vol : Quand le piratage tue la culture</em></strong><strong>, Paris, Grasset, 2007.</strong><br />
« La culture n'est pas une simple marchandise. Mais, elle n'est pas non plus gratuite. C'est bien par l'effet du marché que les œuvres de l'esprit ont cessé d'être réservées à une élite pour devenir accessibles à tous. Or c'est cela qui est en péril aujourd'hui : la création et la diversité culturelle sont moins menacées par l'"impérialisme américain " ou la " tyrannie du divertissement " que par le piratage. La culture de la gratuité tue la culture ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SOCCAVO, Lorenzo. - </strong><em><strong>Gutenberg 2.0 : le Futur du</strong> <strong>Livre</strong></em><strong>, Paris, M21 Editions, 2007.                 </strong>« Le livre va vivre sa deuxième révolution après celle de Gutenberg, il y a plus de 500 ans. Le livre est un objet qui n'a cessé de connaître des évolutions au fil des millénaires. Il va, durant cette première décennie du XXIe siècle, connaître une révolution, comparable à celle de l'imprimerie au XVe siècle ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>VIGNE, Eric. - <em>Le Livre et l'éditeur</em></strong><strong>, Paris, Klincksieck, 2008.</strong><br />
Comment l’édition est-elle passée du cycle de la commercialisation, dont la caractéristique est que, toujours, la pensée dictait son tempo au livre – à son écriture, son impression, sa parution –, à celui de la marchandisation, triomphe universel des valeurs du monde de la communication, qui a commencé le jour où l’éditeur a accepté que ce soit l’aval (les circuits de médiation) qui dicte formats, contenus, voire écriture même ? Dans ce livre – qui n’est pas un ènième ouvrage nostalgique sur l’édition, ni des mémoires –, Éric Vigne, après avoir mesuré les conséquences de ce bouleversement du monde de l’écrit sur la fiction, les ouvrages de sciences humaines et l’essai, tente de comprendre cette tendance à partir des pratiques de l’éditeur. Il constate la réorganisation de chaque circuit de médiation (presse, médias, distribution) autour du mythe de la « nouvelle modernité » qui sacrifie tout à la vitesse au nom de l’instant présent.</p>
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		<title>GLOSSAIRE</title>
		<link>http://www.accueillirlenumerique.com/2008/06/10/glossaire/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 15:39:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Acrobat reader : « En juin 1993, la société Adobe lance l’Acrobat Reader, premier logiciel de lecture du marché, qui permet de lire des documents au format PDF (portable document format). L’attrait de ce format est de conserver la présentation du document source, quelle que soit la plate-forme utilisée pour le créer (au moyen du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.etudes-francaises.net/dossiers/chronologie.htm#detail">Acrobat reader </a>: « En juin 1993, la société Adobe lance l’Acrobat Reader, premier logiciel de lecture du marché, qui permet de lire des documents au format PDF (portable document format). L’attrait de ce format est de conserver la présentation du document source, quelle que soit la plate-forme utilisée pour le créer (au moyen du logiciel Adobe Acrobat) et pour le lire. Le format PDF devient la norme internationale de diffusion des documents électroniques. L’Acrobat Reader est disponible en plusieurs langues et pour diverses plate-formes (Windows, Macintosh, Linux, Unix). En mai 2003, l’Acrobat Reader devient l’Adobe Reader ».</p>
<p><a href="http://www.olf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/Internet/fiches/8869530.html">Audio cast (Podcast) </a>: « Fichier au contenu radiophonique, audio ou vidéo qui, par l'entremise d'un abonnement au fil RSS, ou équivalent, auquel il est rattaché, est téléchargé automatiquement à l'aide d'un logiciel agrégateur et destiné à être transféré sur un baladeur numérique pour une écoute ou un visionnement ultérieurs. Au pluriel, on écrira : des balados, des fichiers balados, des émissions balados, des billets balados ».</p>
<p><a href="http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/terminologie_blogue/agregateur.html">Agrégateur</a> : « Logiciel ou application Web qui permet à l'internaute de s'abonner à des fils RSS ou équivalents, de recevoir automatiquement, regroupé dans une même fenêtre, le nouveau contenu des fils répertoriés, provenant de plusieurs sources, et de le lire dès qu'il est disponible ».</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Interface_de_programmation">API </a>(Application Programming Interface ou API) : Une interface de programmation (Application Programming Interface ou API) permet de définir la manière dont un composant informatique peut communiquer avec un autre. C'est donc une interface de code source fournie par un système informatique ou une bibliothèque logicielle, en vue de répondre à des requêtes pour des services qu'un programme informatique pourrait lui faire.</p>
<p><a href="http://www.olf.gouv.qc.ca/RESSOURCES/bibliotheque/dictionnaires/Internet/fiches/8357110.html">Baladodiffusion </a>: « Mode de diffusion qui permet aux internautes, par l'entremise d'un abonnement à des fils RSS ou équivalents, d'automatiser le téléchargement de contenus radiophoniques, audio ou vidéo, destinés à être transférés sur un baladeur numérique pour une écoute ou un visionnement ultérieurs ».<br />
Synonyme : baladiffusion</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Blog">Blog</a> : « mot-valise de web log est un site web constitué par la réunion de billets écrits dans l'ordre chronologique, et classés la plupart du temps par ordre antéchronologique (les plus récents en premiers). Les blogs se distinguent d'autres systèmes de publication sur le Web par des auteurs primaires. Chaque billet (appelé aussi note ou article) est, à l'image d'un journal de bord ou d'un journal intime, un ajout au blog ; le blogueur (celui qui tient le blog) y délivre un contenu souvent textuel, enrichi d'hyperliens et d'éléments multimédias, sur lequel chaque lecteur peut généralement apporter des commentaires ou opinions personnelles (auteurs secondaires) ».</p>
<p>Digital Rights Management – (Gestion des droits numériques - GDN en français) : La GDN identifie la propriété intellectuelle (ISBN et normes du même type identifiant les livres, périodiques enregistrements audio…) et fournit un cadre (ensemble de règles décrivant l’usage acceptable) qui permet de faire respecter les restrictions sur l’usage des données protégées ou de les exploiter.<br />
Milad DOUEIHI, La Grande Conversion numérique, Paris Le Seuil, 2008, p. 257.</p>
<p>Encre électronique : « Des pigments qui réagissent à des impulsions électriques pour se positionner sur une surface et s'y afficher ainsi un texte ou une image stables ».<br />
Lorenzo SOCCAVO, Gutenberg 2.0 : le Futur du Livre, Paris, M21 Editions, 2007, p. 55.</p>
<p><a href="http://www.educnet.education.fr/dossier/livrelec/notions4.htm">Format des données</a> : « Manière utilisée en informatique pour représenter des données sous forme de nombres binaires. C'est une convention (éventuellement normalisée) utilisée pour représenter des données, soit des informations représentant un texte, une page, une image, un son, un fichier exécutable, etc. »</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Format_de_donn%C3%A9es">Format de fichier</a> : « Lorsque ces données sont stockées dans un fichier, on parle de format de fichier. Une telle convention permet d'échanger des données entre divers programmes informatiques ou logiciels, soit par une connexion directe soit par l'intermédiaire d'un fichier. On appelle interopérabilité cette possibilité d'échanger des données entre différents logiciels ».</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hypertext_Markup_Language">HTML, Hypertext Markup Language</a> : est le format de données conçu pour représenter les pages Web. Il permet notamment d'implanter de l'hypertexte dans le contenu des pages et repose sur un langage de balisage, d’où son nom. HTML permet aussi de structurer sémantiquement et de mettre en forme le contenu des pages, d’inclure des ressources multimédias dont des images, des formulaires de saisie, et des éléments programmables tels que des applets. Il permet de créer des documents interopérables avec des équipements très variés de manière conforme aux exigences de l’accessibilité du Web.</p>
<p><a href="http://www.etudes-francaises.net/dossiers/chronologie.htm#detail">IDPF</a>, International Digital Publishing Forum : « En septembre 1999 est créé le format Open eBook (OeB), un standard de livre numérique basé sur le langage XML (extensible markup language) et défini par l’OeBPS (open ebook publication structure). Le format OeB est développé par l’Open eBook Forum (OeBF), un consortium industriel international fondé en janvier 2000 pour regrouper constructeurs, concepteurs de logiciels, éditeurs, libraires et spécialistes du numérique (85 participants en 2002). En avril 2005, l’Open eBook Forum change de nom pour devenir l’ IDPF ».</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Interop%C3%A9rabilit%C3%A9">Interopérabilité</a> : L’«interopérabilité» est la capacité que possède un produit ou un système dont les interfaces sont intégralement connues à fonctionner avec d'autres produits ou systèmes existants ou futurs.</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tadonn%C3%A9e#Une_notion_qui_concerne_tous_les_organismes">Métadonnée</a> : Les métadonnées contiennent des informations sur la source du document (titre, auteur, date, sujet, éditeur, etc.), la nature du document (monographie, périodique, etc.), son contenu informationnel (descripteurs, mots-clés, résumé) et sa localisation physique (la cote). Les métadonnées sont, dans le cadre du Web sémantique, des données signifiantes qui permettent de faciliter l'accès au contenu informationnel d'une ressource informatique, une notice de contenu intégrée en quelque sorte (dans l'en-tête des documents HTML côté code source ou en tant que fichier XML autonome par exemple). Au moins quinze éléments, répartis autour de trois domaines, permettent d'identifier et de décrire les ressources documentaires : Contenu : titre, sujet, description, source, langue, relation, couverture. Propriété intellectuelle : créateur, éditeur, contributeur, droits (droits d'auteur, etc.). Matérialisation : date, type, format, identifiant. Les métadonnées sont un élément essentiel de l'architecture Web.</p>
<p>Mot clé – TAG : Descripteur extrait du texte qu'il caractérise ou d'un thésaurus. Ils peuvent provenir de l’utilisateur ou de la machine<br />
Milad DOUEIHI, La Grande Conversion numérique, Paris Le Seuil, 2008, p. 259.</p>
<p>Moteur de recherche : Système de recherche de l’information fondé sur la hiérarchisation des degrés de pertinence et sur l’indexation permanente des données en ligne<br />
Milad DOUEIHI, La Grande Conversion numérique, Paris Le Seuil, 2008, p. 259.</p>
<p><a href="http://www.bonweb.com/glo_M.php">MP3</a> (MPEG 1 Audio Layer 3) : « Format de compression de données. Une minute de musique de qualité CD représente 10 Mo. Après une compression MP3, elle en occupe douze fois moins. Les fichiers ainsi compressés portent l´extension mp3 ». Voir : MPEG</p>
<p><a href="http://www.educnet.education.fr/dossier/livrelec/notions4.htm">Norme / Standard</a> : Format normalisé, fait l'objet d'une normalisation par une organisation de normalisation (ISO, W3C) - Format standard, peut devenir un standard de fait s'il est populaire. Il peut aussi parfois être normalisé par la suite comme OpenDocument.</p>
<p><a href="http://w3.granddictionnaire.com/BTML/FRA/r_Motclef/index800_1.asp">Papier électronique</a> : « Support informatique que constitue une feuille de plastique comportant des couches d'électrodes et d'encre utilisées pour faire apparaître des caractères alphanumériques à sa surface ».</p>
<p>Print-on-demand (Impression à la demande) : L’impression à la demande est une technologie d’impression employée par les éditeurs qui leur permet d’imprimer une copie d’un livre une fois qu’une commande a été placée. Certains éditeurs ont remplacé leurs appareils traditionnels d’impression par ce système ou confient leur tâche d’impression à des fournisseurs de services. Beaucoup de presses universitaires ou autres éditeurs académiques utilisent l’impression à la demande pour maintenir leurs ouvrages de fond.</p>
<p><a href="http://www.emarketing.fr/Glossaire/ConsultGlossaire.asp?ID_Glossaire=6233">Pure Player</a> : L’expression fut utilisée à l’origine pour désigner une entreprise dont l’activité était exclusivement menée sur l’Internet. Par extension, elle permet de désigner une entreprise qui concentre ses activités sur un seul métier ou en tout cas sur un seul secteur d’activité.</p>
<p><a href="http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index1024_1.asp">RSS</a> ou fil (flux) de syndication : « Fil d'information consistant en un fichier XML, généré automatiquement, dont le contenu formaté, exploitable dynamiquement par d'autres sites Web, est récupérable par l'entremise d'un agrégateur qui permet de lire le nouveau contenu de ce fil répertorié, dès qu'il est disponible ».</p>
<p><a href="http://c.asselin.free.fr/french/glossaire.htm">Semantic Web / Web Semantique </a>: Le Semantic Web est un concept développé en 1998 par Tim Berners-Lee. Dans « Semantic Web Road Map », il propose une nouvelle phase de développement du Web permettant d’améliorer l’exploitation des informations. D’après Tim Berners-Lee, le Web « sémantique » est la possibilité d’obtenir une information organisée, normalisée de façon à rendre le Web compréhensible aux machines afin d‘en faciliter l’exploitation par les utilisateurs.</p>
<p>Serveur : 1. Organisme exploitant un système informatique permettant à un demandeur la consultation et l'utilisation directe d'une ou de plusieurs banques de données.<br />
2. Par extension, le système informatique lui-même.</p>
<p>Téléchargement : Transfert de programmes ou de données d'un ordinateur vers un autre. Pour un internaute, le téléchargement est le plus souvent un transfert vers son propre ordinateur à partir d'un serveur, mais il peut avoir lieu dans l'autre sens.</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/XML">XML</a> : « (eXtensible Markup Language « langage de balisage extensible ») est un langage informatique de balisage générique. Le World Wide Web Consortium (W3C), promoteur de standards favorisant l'échange d'informations sur Internet, recommande la syntaxe XML pour exprimer des langages de balisages spécifiques. De nombreux langages respectent la syntaxe XML : XHTML, SVG, XSLT, etc. Son objectif initial est de faciliter l'échange automatisé de contenus entre systèmes d'informations hétérogènes (interopérabilité) ».</p>
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		<title>CONCLUSION</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 15:12:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Le numérique ne va pas remplacer de suite le livre imprimé. La dépendance économique de la librairie et de l’édition traditionnelles par rapport à la vente du livre imprimé va perdurer encore avant un basculement dont l’ampleur est inconnue vers une économie basée sur la vente numérique qui préservera probablement le livre papier comme un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le numérique ne va pas remplacer de suite le livre imprimé. La dépendance économique de la librairie et de l’édition traditionnelles par rapport à la vente du livre imprimé va perdurer encore avant un basculement dont l’ampleur est inconnue vers une économie basée sur la vente numérique qui préservera probablement le livre papier comme un des vecteurs majeurs de la transmission de la culture, du savoir et du divertissement. La profession aurait tout à gagner à permettre une mutation en douceur des divers acteurs de la chaîne du livre, auteurs, éditeurs, diffuseurs, distributeurs et libraires. La question est de savoir comment pour y parvenir - en termes pratiques. Il apparaît urgent et indispensable que ces acteurs traditionnels de la chaîne du livre mettent en place un ensemble de décisions concernant les divers maillons de la chaîne du livre au sein d’organisation professionnelles et interprofessionnelles qualifiées.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous savons tous à quel point il a été difficile de collaborer dans le passé. Mais, à moins de changer nos habitudes, nous courons véritablement le risque de ne pas tirer le meilleur parti de ce nouveau processus - ou même de passer complètement à côté. S’il devait en être ainsi, la situation serait critique pour l’ensemble des professionnels.</p>
<p>Le commerce du livre en France fait face à une concurrence potentielle d’organisations internationales beaucoup plus grandes et beaucoup plus puissantes que n’importe quelle société du commerce du livre, voire que toute une partie du secteur lui-même. C’est cet inquiétant déséquilibre d’échelle et de force qui renforce notre conviction que, si nous voulons tirer le meilleur parti de ce que le numérique peut offrir, tous les acteurs de la chaîne du livre doivent trouver les moyens de travailler ensemble. Aussi, convient-il de communiquer une impulsion à l’ensemble des acteurs du commerce du livre afin d’accueillir le numérique, de mettre en œuvre les actions proposées dans ce rapport, de rassembler les acteurs pertinents et les persuader de maintenir la dynamique lancée par la Commission numérique Alire-SLF.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le commerce du livre veut trouver sa propre place dans l’âge numérique, il doit s’appuyer sur l’infrastructure existante du secteur en la dotant d’un nouvel arsenal de normes et d’outils qui permettra à la librairie traditionnelle d’exploiter entièrement toutes les opportunités numériques : de l’utilisation de techniques numériques de commercialisation pour promouvoir les ventes au commerce de contenus numériques proprement dits.</p>
<p style="text-align: justify;">Les systèmes et les services qui permettront la concrétisation de cette amplification sont en train de se développer. Il faut que tous les professionnels de la librairie et de l’édition traditionnelles s’en saisissent. Les avantages attendus du numérique ne seront pleinement ressentis que lorsque cette nouvelle infrastructure sera mise en place. Les craintes que suscite son arrivée ne seront dépassées et vaincues qu’à ce prix-là.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre enquête sur le numérique nous a ainsi convaincus qu’une importante mutation du commerce du livre était en train de s’opérer qui transformera, à terme, la librairie et l’édition traditionnelles. Notre conviction est que la chaîne du livre doit s’emparer du numérique et se structurer autour de ces nouveaux enjeux dans une logique de partenariat décidé.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, éditeurs et libraires pourront jouer mieux encore leur rôle de médiateur, proposant une offre qualifiée aux lecteurs qu’une jungle du numérique pousserait à une lecture plus encore qu’aujourd’hui banalisée, attendue et imposée. Ainsi, les auteurs et les lecteurs seront-ils mieux respectés et considérés. Ainsi, la diversité et la richesse d’une offre culturelle tiraillée entre standardisation et atomisation pourra-t-elle non seulement être préservée, mais développée avec enthousiasme et passion.</p>
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		<title>Comment la librairie traditionnelle peut-elle mieux collaborer avec les auteurs ?</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 15:05:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Étant donné les ressources relativement limitées des budgets promotionnels des éditeurs et des libraires et la multiplicité des titres, le marché du livre a toujours fait preuve d’adaptation et d’imagination pour trouver des formules de promotion des livres auprès du public dans les limites de ses moyens financiers. Le problème réside dans le fait que, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Étant donné les ressources relativement limitées des budgets promotionnels des éditeurs et des libraires et la multiplicité des titres, le marché du livre a toujours fait preuve d’adaptation et d’imagination pour trouver des formules de promotion des livres auprès du public dans les limites de ses moyens financiers. Le problème réside dans le fait que, vu la quantité de titres disponibles à la vente à tout moment, seule une minorité (et trop souvent celle qui en a le moins besoin  bénéficie de la majorité des moyens promotionnels qui existent. Ainsi, l’apparente diversité de la production s’accompagne en fait d’un réel rétrécissement de la demande autour de quelques grands succès, dont la notoriété est amplifiée par les médias qui se saisissent au même moment des mêmes titres et par les détaillants qui les mettent en avant pour profiter de ventes « faciles » que cette promotion monopolistique entraîne même si beaucoup, en librairie, essaient de réguler ce flux pour soutenir, autant que faire se peut, les titres moins médiatisés. ( Voir François Bon, <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1193">tiers livre</a> : « Les livres produits, les livres qui encombrent (exemple dans <em>Livres Hebdo</em>, organe professionnel de référence : “Le Seuil sera le premier à publier un livre sur Jérôme Kerviel” – je ne grogne pas contre le Seuil, je grogne sur le fait qu’au moment où paraissent <em>Impératif catégorique</em> de Jacques Roubaud ou Gleize ou Boltanski, c’est toujours cette logique du <em>coup</em>, du livre à durée de rotation quasi équivalente au beurre allégé, que le consensus met en avant ».)</p>
<p style="text-align: justify;">Il reste que la grande majorité des ouvrages publiés voient leur visibilité et leur chance d’être vendus se réduire de plus en plus au fil des ans tout comme leur tirage moyen, ne cesser de décroître. Pour autant, ces ouvrages intéressent les libraires autant que les lecteurs et peuvent parvenir à s’écouler sur le long terme en petite quantité. Ce fonds à rotation lente représente précisément ce que Chris Anderson a surnommé la « longue traîne » (the « long tail »). (« L’expression <em>longue traîne</em>, est utilisée par Chris Anderson […] dans une série de conférences et dans l’article de Wired, paru en octobre 2004, [où il] décrit les effets de cette longue queue sur les modèles économiques présents et futurs. Il pense que les produits qui sont l’objet d’une faible demande, ou qui n’ont qu’un faible volume de vente, peuvent collectivement représenter une part de marché égale ou supérieure à celle des best-sellers, si les canaux de distribution peuvent proposer assez de choix. Des exemples de tels canaux de distribution peuvent se prendre dans Amazon.com, Netfix, Rezolibre.com ou Wikipédia. Comme ces exemples l’illustrent, la longue queue est un marché potentiel, rendu accessible par les possibilités d’Internet » (Wikipédia). )</p>
<p style="text-align: justify;">Comment la librairie et l’édition traditionnelles peuvent aujourd’hui accroître leurs moyens de soutenir, auprès des lecteurs potentiels, davantage d’ouvrages - souvent de qualité - mais peu « médiatiques » ? Jusqu’à présent, la promotion des auteurs et les livres auprès du public se faisait traditionnellement par le biais de filières établies :<br><br />
-  Les vitrines, tables et mises en avant de la librairie ;<br><br />
- les articles dans les suppléments littéraires des grands quotidiens de la      presse, les émissions de radio ou de TV ;<br />
- les encarts publicitaires dans les périodiques de la presse ;<br><br />
-  les événements impliquant la participation de l’auteur lors de tournées promotionnelles ou via des festivals littéraires.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, aujourd’hui, <strong>une partie de ces moyens n’a plus de réel effet sur le public</strong>, donc sur les ventes potentielles qui devraient en découler. Il n’existe plus d’émission de qualité à la télévision, sur les chaînes hertziennes, qui se consacre exclusivement à la promotion du livre et de la lecture. Dans la presse, les journaux sont en crise et leurs suppléments littéraires n’ont plus d’impact sur le commerce du livre. De plus, les problèmes de collision d’intérêts ou de « renvois d’ascenseur » les ont très largement discrédités auprès du public. Seules les radios, notamment du service public, effectuent un travail de qualité pour soutenir les auteurs dans leur diversité. Du côté des libraires où un énorme travail est effectué, leurs vitrines et leurs tables ne suffisent pas à retenir l’attention des clients qui n’ont plus toujours le temps de venir et rester en magasin pour découvrir les livres qui les intéresseraient. Quant aux encarts publicitaires des éditeurs dans la presse, ils portent toujours sur les sempiternels « best-sellers » (hormis peut-être les campagnes publicitaires d’Actes Sud dans le métro parisien) et ne touchent finalement pas la grande majorité des lecteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Un certain nombre de propositions dans ce rapport ont pris en compte cette problématique au niveau global de la chaîne du livre. Nous voudrions, ici, revenir sur certaines de ces propositions dans une perspective davantage liée à la collaboration avec les auteurs dans un contexte numérique. En effet, Internet est à présent considéré par beaucoup d’acteurs de la profession comme un média primordial pour la promotion du livre et de la lecture. Internet agit comme une double ressource : ressource de prescription directe mais, aussi, ressource d’information pour les médiateurs. Certains éditeurs ne s’y trompent pas d’ailleurs, comme Pocket, qui a initié des relations avec des blogueurs de réseaux sociaux influents considérés comme de véritables « journalistes ». (Cf. Hervé Hugueny, « Poche, une concurrence intense », <em>Livres Hebdo</em>, 16 mai 2008. Lire également le billet de François Bon, « Blogs et services de presse. D<em>e la question : "Que valent les blogs littéraires ?" » : <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1221">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1221</a> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les libraires doivent donc rapidement organiser des partenariats sur leurs sites</strong> Internet sous la forme de liens, d’échanges de bannières, de renvois de trafics avec les sites et les blogs des auteurs et des réseaux sociaux lorsqu’ils existent. Autrement dit, mettre en avant les sites et blogs que les libraires soutiennent et qui reflètent le style et la personnalité de la librairie, de sorte que toutes les librairies, qu’elles soient indépendantes ou membres de chaînes, puissent se poser comme une véritable force de frappe « culturelle » qui attirera lecteurs et usagers.<br><br />
Faire la promotion de sites et de blogs d’auteurs comme des réseaux sociaux présente certains avantages comme :<br>- apporter une information originale et enrichissante aux clients et usagers qui peuvent ainsi prendre mieux connaissance de la production et des ouvrages soutenus par les librairies ;<br />
<br>- apporter un véritable service d’animation qui dynamise la vie de la librairie physique en créant des événements en collaboration avec ces auteurs et ces réseaux sociaux (séance de lecture, visites d’auteur, séance de signatures, etc.).<br>- vendre des titres « difficiles » ou publiés localement ainsi que les œuvres publiées ou auto-publiées par des auteurs sur des plate-formes éditoriales du type de Publie.net. Il est possible, à ce sens, que certains libraires utilisent un jour la POD pour tirer des exemplaires de titres non édités par un éditeur professionnel qui ont un intérêt qu’à un niveau local ou régional ou qui représentent des ventes restreintes comme en poésie ou en littérature contemporaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rôle des libraires sur le numérique rejoint ainsi celui des éditeurs. Éditeurs et libraires doivent rendre manifeste qu’ils sont capables de garantir une qualité de discernement qui est leur atout professionnel et qui les distingue d’un univers Web souvent touffu et où l’information est difficile à trouver, trier, valider et hiérarchiser. C’est ce service qui constitue leur légitimité vis-à-vis du lecteur et de l’auteur.</p>
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		<title>Les auteurs et le numérique</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 14:59:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Les auteurs sont peu préparés à l’arrivée du numérique. Depuis quelques mois, les éditeurs ont mis à jour leurs contrats en ajoutant une clause de « cession des droits d’exploitation numérique ». Mais, cette clause de cession paraît aux auteurs peu explicite quant à l’exploitation qui serait faite de leurs œuvres numérisées, ni tout à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les auteurs sont peu préparés à l’arrivée du numérique. Depuis quelques mois, les éditeurs ont mis à jour leurs contrats en ajoutant une clause de « cession des droits d’exploitation numérique ». Mais, cette clause de cession paraît aux auteurs peu explicite quant à l’exploitation qui serait faite de leurs œuvres numérisées, ni tout à fait précise concernant les conditions mêmes de leur rémunération via ce nouveau support de diffusion. Dans leur ensemble, les auteurs s’inquiètent donc à juste titre de la révolution numérique dans le domaine du livre et de la lecture. Le numérique, en démultipliant les modes d’usage offert par Internet, touche <strong>la structure même d’une œuvre</strong> en désorganisant des données qu’un auteur a préalablement pensées et agencées.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, on peut souligner aujourd’hui que les acteurs de la chaîne du livre qui ont le mieux adopté Internet pour promouvoir et diffuser leur travail sont précisément les auteurs. En effet, certains d’entre eux ont su voir les <strong>opportunités</strong> que pouvait leur apporter cet outil au niveau de la création, c’est-à-dire plus particulièrement, au niveau de l’écriture : outre les facilités de recherche, Internet permet de considérablement renforcer leurs relations avec les lecteurs qui, sur le Web, sont bien plus diversifiés et nombreux que ceux que leur apporte la librairie traditionnelle. De fait, cette possibilité d’entrer en contact direct avec les lecteurs a accéléré l’arrivée des auteurs dans le numérique : la multiplication de <strong>blogs</strong> et de <strong>sites d’auteurs</strong> a augmenté de manière significative l’offre de contenus en ligne avec l’émergence de nouvelles formes de production écrite immédiate : le « billet » (« <em>post</em> ») et des contenus plus longs qui constituent des sortes d’œuvres « évolutives », ouvertes à l’interactivité et à la collaboration de tiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces nouvelles formes de production contournent les circuits traditionnels de diffusion de l’écrit (presse et édition imprimées) ainsi que leur économie puisqu’elles relèvent généralement de la gratuité ou du financement publicitaire (parfois même, de la part de l’affiliation de librairies en ligne comme pour le blog de Pierre Assouline <sup>1</sup>, fort apprécié des internautes). Ces nouvelles formes diffèrent également des contenus numériques qui préexistent sous forme de livres imprimés puisque, à l’inverse de ces derniers, elles ne sont pas soumises aux droits d’auteurs tels qu’ils sont appliqués en France. Si ces nouvelles formes se répandent de plus en plus, peu d’auteurs en revanche ont saisi Internet pour publier directement leurs œuvres si ne c’est certains auteurs reconnus ou à succès dont la renommée leur assure l’intérêt d’un lectorat acquis<sup>2</sup>.</p>
<p><sup>1</sup>Pierre Assouline reçoit ainsi le soutien de Chapitre dont le logo s’affiche en tête de son blog dans le bandeau noir qui coiffe ses « billets » : <a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/">http://passouline.blog.lemonde.fr</a></p>
<p><sup>2</sup> Voir par exemple le dernier roman que rédige sur son site Elfriede Jelinek, Prix Nobel de Littérature : <a href="http://www.elfriedejelinek.com/">http://www.elfriedejelinek.com</a></p>
<p style="text-align: justify;">En 1998, Barry Beckham, romancier américain avait déjà pu s’essayer à la diffusion payante sur Internet d’un de ses romans grâce à une formule originale décrite par <a href="http://www.etudes-francaises.net/entretiens/printfr04.htm#44">Marie Lebert</a> : « Moyennant un abonnement de 9,95 $, le lecteur reçoit un épisode par courrier électronique toutes les deux semaines et pendant six mois. Barry Beckham pense être le premier à adopter cette formule de roman-feuilleton sur le Web, dans la lignée de Dostoïevski, Dumas ou Dickens en d'autres temps. Parlant de lui-même, il déclare : “Un auteur du XXe siècle utilise la même démarche [la publication de romans par épisodes dans les journaux du XIXe] pour atteindre des lecteurs à une époque où l'édition littéraire est dominée par des conglomérats obsédés par des titres ayant un fort potentiel commercial mais peu de substance intellectuelle” ».</p>
<p style="text-align: justify;">Notons que cette pratique de publication en ligne de l’œuvre d’un auteur tend aujourd’hui à évoluer avec des sites comme<a href="http://www.publie.net"> Publie.net</a> mais, aussi, avec l’émergence de plate-formes anglo-saxonnes d'auto publication et d'auto promotion permettant une mise en public sous différents formats comme l’interface française de <strong><a href="http://www.lulu.com/fr">Lulu</a></strong>. Ces <strong>plate-formes éditoriales</strong> offrent potentiellement aux auteurs une véritable alternative pour diffuser leurs œuvres que la librairie et l’édition traditionnelles ne parviennent plus à commercialiser – ni les journalistes, à défendre. Le numérique ouvrirait ainsi de nouvelles voies aux auteurs pour accéder à de nouveaux publics et leur proposer des contenus auxquels le marché du livre actuel a renoncé, souvent pour des raisons économiques comme l’explique <a href="http://billaut.typepad.com/jm/2008/04/connaissez-vo-2.html">Jean-Michel Billaut</a> qui a rencontré le fondateur de Lulu, Bob Young : « 99% des livres transmis par les auteurs aux maisons d'éditions traditionnelles sont retournés à leurs auteurs. 1% seulement est publié. “Non pas parce que ces livres sont mauvais, nous dit Bob, mais parce que l'éditeur pense que le marché est trop étroit pour ce livre, pour rentabiliser son impression et sa diffusion traditionnelles” ».</p>
<p style="text-align: justify;">Jean-Michel Billaut explique ainsi que <em>« la stratégie de Lulu est simple : <strong>donner le pouvoir à l'auteur</strong></em><em>..</em><strong><em>.</em></strong>qui en téléchargeant son oeuvre sur Lulu va pouvoir le vendre en direct, sans passer par le filtre d'une maison d'édition<sup>1</sup> ». Lulu s’occupe, en effet, de tout ou presque : édition, diffusion, distribution, vente à l’échelle mondiale, service d’optimisation sur les moteurs de recherche, promotion en ligne, interface de sites d’auteurs, réseaux sociaux, POD, etc. Lulu a des créateurs de 80 pays et distribue dans plus de 100.</p>
<p><sup>1</sup>Voir l’analyse de Virginie Clayssen dans son blog <a href="http://www.archicampus.net/wordpress/?p=143">teXtes</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le véritable défi de telles plate-formes éditoriales sera de sensibiliser les auteurs et de les persuader de déposer leurs travaux en ligne. L’expérience de Publie.net s’avère à ce titre intéressante : de nombreux auteurs, reconnus ou non, ont rejoint cette plate-forme mise en place par François Bon. Toutefois, Publie.net est bien différente de Lulu. Elle ne veut pas « tout » faire elle-même et souhaite davantage développer des « ressources, ou de les inventer, avec ceux qui sont les partenaires les plus essentiels du contemporain » tel le Portail de Titelive, Place des Libraires<sup>1</sup>.</p>
<p>Outre ces distinctions entre plate-formes éditoriales, la question est de savoir si les possibilités qu’elles offrent aux auteurs, ou dont ils se saisissent eux-mêmes, les engageront, à terme, dans un bras de fer avec l’édition traditionnelle ? François Bon, pour sa part, s’en défend affirmant que son action avec <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1239">Publie.net</a> n’est pas une « déclaration de guerre à l’édition traditionnelle prisonnière de contraintes de plus en plus dures […], c’est affirmer, pour les formes que nous défendons, une présence associée, une présence complémentaire, sur d’autres critères de circulation, de conception matérielle » Publie.net s’inscrit ainsi essentiellement dans une mission de lecture publique, via abonnements des bibliothèques, médiathèques et BU et centres culturels français, donc en appui de la diffusion matérielle du livre par l’édition traditionnelle et non pas en concurrence.</p>
<p><sup>1</sup>François Bon, « Une bibliothèque dans votre ordinateur » sur tierslivre.net : « D’autre part, nous suivons de très près les outils que Place des libraires développe pour diffuser des ressources numériques en librairie. Les textes que propose publie.net se prêtent parfaitement à l’impression à la demande. Ce n’est pas une direction prioritaire, mais ne pas hésiter à nous solliciter à ce propos ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’en reste pas moins que les auteurs comme François Bon sont sur le qui-vive concernant les questions d’exploitation et de rémunération de la numérisation de leurs livres par l’édition traditionnelle. Ainsi, tandis que ce dernier relève que « les éditeurs nous proposent, ces jours-ci, massivement, des contrats pour la “diffusion numérique de l’ouvrage”, où bien sûr le mot livre n’est jamais prononcé, mais qui tente de faire passer l’idée de droits d’auteur à 10-11% comme le livre, et non pas 50% comme la traduction », certains éditeurs estiment que le taux de rémunération des auteurs dans le numérique n’évoluera pas davantage que ce qu’il est dans l’imprimé tandis qu’il pourrait augmenter pour d’autres acteurs de la chaîne du livre. De même, Alain Absire, Président de la SGDL, dans un article publié par <em>Le Monde</em><sup>1</sup>souligne que la profession se préoccupe peu de consulter les auteurs concernant la gestion de leur avenir dans le numérique alors que ce sont eux qui apportent la plus-value des contenus que les éditeurs sont amenés à commercialiser et ce sont encore eux qui assurent son renouvellement au marché du livre.</p>
<p><sup>1</sup>Alain Absire, « Le livre numérique en zone de non-droit ? », <em>Le Monde</em>, 16 novembre 2007.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La librairie et l’édition traditionnelles sont toujours dépendantes des auteurs</strong>. Il en est encore de même pour eux. Mais cela durera-t-il devant les nouvelles possibilités qui s’offrent à eux avec Internet et devant les rémunérations qui leur sont faites par les plate-formes éditoriales ? Jean-Michel Billaut s’exclame ainsi qu’ « y'a pas photo » entre la rémunération de l'auteur chez Lulu et chez l'éditeur traditionnel. (Lulu propose 80% de droits d’auteurs sur la marge du livre vendu (hors du coût d’impression). Quant à Publie.net ( Voir « Publie.net : lettre aux auteurs n°4 ), elle redistribue à chaque auteur 50% des prix des téléchargements vendus. )Quant à François Bon, il explique qu’il s’agit encore « d’une micro-économie : mais nous entendons respecter scrupuleusement l’engagement d’un partage égal, moins commission bancaire et taxe, des recettes téléchargement entre l’auteur et la structure. Et rester maîtres pour cela du processus d’édition et de diffusion, la traçabilité des versements reçus étant assurée par PayPal en toute garantie ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il est vrai que le mouvement initié par Lulu ou Publie.net est nouveau. Ce mouvement n’influe donc pas encore sur la structuration même du commerce du livre. Mais, si ce mouvement devait prendre de l’ampleur dans l’avenir et si les auteurs venaient à se couper, en partie, des structures éditoriales traditionnelles, il est fort à parier que <strong>cela déséquilibrerait la chaîne du livre en son entier</strong>. Alain Absire, lors du Forum « Pour une nouvelle dynamique de la chaîne du livre » avait lui-même souligné cet enjeu : « Nous nous efforçons de convaincre les éditeurs que tout un champ d’auto édition est en train de s’ouvrir, ce qui induit un risque certain pour leur activité d’édition et de diffusion. Comment faire pour les impliquer davantage dans cette problématique ? ». (Alain Absire, « les Enjeux de la librairie indépendante » in <em>Pour une nouvelle dynamique de la chaîne du livre</em>, Paris, SGDL, 2007, p. 76.)</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un article pertinent qui pose la question, « 2008, année des auteurs ? », Virginie Clayssen du blog <a href="http://www.archicampus.net/wordpress">teXtes</a> cite la réflexion de Kim White sur If Books qui explique que « c’est l’année des auteurs, parce que ce sont eux qui vont effectuer le changement de paradigme. Ils vont pouvoir commencer à utiliser des outils de publication et de distribution en ligne en se passant des éditeurs traditionnels et mettre leurs œuvres en circulation de façon massive. Ou bien ils vont refuser le modèle Web du « donne-moi-ton-travail-pour-rien » et inventer ensemble de nouveaux modèles. […] Il sera intéressant d’observer quel sera le choix des auteurs lorsque la banquise de l’industrie de l’édition va commencer à fondre ».</p>
<p style="text-align: justify;">Sara Lloyd - à la tête des publications électroniques de Pan Macmillan - initie elle-même un long <a href="http://lafeuille.homo-numericus.net/2008/05/un-manifeste-de-lediteur-numerique.html">manifeste</a> pour l’édition numérique où elle remet en question la manière dont l’édition traditionnelle envisage encore la publication de livres qui ne correspondent plus aux besoins, ni des auteurs, ni des lecteurs et se demande ainsi : « Qui a encore besoin de livres ? Plus précisément, qui a besoin d’éditeurs ? ». Dans un <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1281">billet</a> du 16 mai 2008, François Bon souligne que pour une grande partie des auteurs, « <em>les éditeurs papier n’impriment plus les textes qui nous concernent »</em><em>. </em>Si on constate que la littérature disparaît des catalogues des éditeurs, pour continuer à en produire une qui soit du niveau suggéré, il n’y aura bientôt plus que le Web. Ainsi, François Bon d’ajouter que <em>« pour que la littérature pèse, pour que le monde des logiciels et des outils prenne en compte nos textes, nos exigences, à nous de les proposer dès à présent sur le Net ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Si le commerce du livre veut tirer le meilleur parti de l’opportunité qu’offre le numérique pour promouvoir et diffuser des contenus, il nous paraît qu’il <strong>devra répondre efficacement aux besoins des auteurs</strong> qui, sinon, seront tentés de s’affranchir des structures traditionnelles pour rejoindre de nouvelles structures plus dynamiques et attractives à leurs yeux. À cette fin, le commerce du livre devra être à même de saisir et accompagner l’évolution des auteurs dans un monde où l’édition traditionnelle publie en masse, et de plus en plus souvent, des ouvrages standardisés. (Cf. les réflexions d’Éric Vigne dans <em>Le Livre et l'éditeur</em>, Paris, Klincksieck, 2008.) François Bon explique que « proposer aujourd’hui des textes contemporains [sur Internet], c’est contraindre aussi le paysage à leur faire place, contre sa tendance propre à faire peser encore plus le consensuel » (Voir « Publie.net : lettre aux auteurs n°4 ») .</p>
<p style="text-align: justify;">Ne pas collaborer avec les auteurs pourrait donc amener la librairie et l’édition traditionnelles à perdre des ventes potentielles mais également à passer à côté de nouveaux espaces de création qui ne manqueront pas de se développer s’il devait y avoir de plus en plus d’auteurs pour les alimenter. Il apparaît difficile d’éviter que les « poids lourds » de l’édition qui sont en position de force par rapport aux éditeurs ne cèdent aux sirènes du téléchargement direct, en court-circuitant la chaîne du livre. Mais, afin d’éviter que ce mouvement ne gagne aussi des auteurs au potentiel commercial plus faible mais au dynamisme littéraire incontestable, les éditeurs devront pour leur part renforcer leur rôle de filtre et de garant de la qualité des textes qu’ils publient.</p>
<p style="text-align: justify;">De fait, c’est l’ensemble de la médiation entre le lecteur et l’auteur, éditeurs et libraires, qui doit ensemble se rapprocher des auteurs et appréhender avec eux les démarches numériques que ces derniers engagent de leur côté.</p>
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		<title>Des moyens de vendre des contenus numériques</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 14:23:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelle base de données interprofessionnelle ?
Prenant le risque de la redite, nous tenons à attirer fortement l’attention sur le fait que le manque cruel d’une base de référencement des œuvres numériques est un danger pour la commercialisation de celles-ci car aucune identification des fichiers ne sera sans cela possible (sources, prix, conditions de commercialisation via [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Quelle base de données interprofessionnelle ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Prenant le risque de la redite, nous tenons à attirer fortement l’attention sur le fait que le manque cruel d’une base de référencement des œuvres numériques est un danger pour la commercialisation de celles-ci car aucune identification des fichiers ne sera sans cela possible (sources, prix, conditions de commercialisation via les plate-formes de distribution, etc.). Cela pose à nouveau la problématique de la « normalisation » dans la désignation des contenus des éditeurs… et de leur mode de transfert (EDI numérique via Dilicom). Il semble que la <strong>création d’une base unique associant les bases de données existantes de Dilicom et d’Electre</strong> soit une piste pertinente pour constituer un FEL enrichi.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les conditions générales de vente des diffuseurs-distributeurs et des agrégateurs</h3>
<p style="text-align: justify;">L’hétérogénéité des modèles économiques (et techniques) entraîne des <strong>disparités dans les conditions générales de vente des contenus</strong>. Certains diffuseurs défendent une approche traditionnelle de la chaîne favorable aux libraires (Numilog, Titelive). D’autres en sont éloignés (Cyberlibris). Néanmoins, les marges accordées à la librairie sont variables d’un agrégateur à l’autre sur un même niveau de services : de  25% chez Numilog à 33% chez Titelive.<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le diffuseur qui agrège des catalogues numériques impose, à travers sa technologie, un modèle économique, ou inversement. Les investissements techniques à réaliser pour interfacer ces catalogues sur les dispositifs des librairies sont importants et engagent ces derniers dans des solutions de développement sans réelle garantie de retour sur investissement. Or, il est difficile de prédire si la solidité commerciale et économique de ces nouveaux acteurs non-adossés à des structures éditoriales historiques est une caution ou masque un effet « start-up »… Ainsi, <strong>il est important de </strong><strong>voir s’affirmer sur le marché du numérique les diffuseurs et les distributeurs traditionnels</strong> (Sodis, Sofédis, Interforum, Hachette, etc.), <strong>en plus des nouveaux diffuseurs numériques</strong> (Numilog, Titelive et Cyberlibris).</p>
<h3 style="text-align: justify;">Quel mode de fixation du prix d’un « livre numérique » ?</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le prix fixe du « livre numérique » n’existe pas</strong> à l’inverse du prix fixe du livre imprimé. La TVA du livre numérique est de 19.6% au lieu de 5.5% pour sa version imprimée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La stratégie des éditeurs français est de conserver la maîtrise du prix</strong> (ne pas laisser le grossiste ou l’agrégateur décider à leur place) et cela pour un tarif proche du livre imprimé. Le détenteur des droits (l’éditeur) fixe le prix du contenu qu’il propose au public. Il s’assure ainsi de l’équilibre économique de son catalogue. Certains usages ne respectent pas cette règle, particulièrement dans le cadre des offres en abonnement (bouquets) qui risquent de se multiplier dans les mois à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">Les éditeurs français ne veulent en aucun cas se retrouver dans la position de leurs confrères américains ou belges. Aux États-Unis, ceux-ci ont en effet vu Amazon « casser » le prix des contenus numériques de sa plate-forme pour lancer le Kindle… En Belgique, Cyberlibris vend dans un bouquet de l’opérateur téléphonique Belgacom - dont le prix de mise à disposition est inconnu des éditeurs - un certain nombre de titres. La rémunération des éditeurs (de la chaîne des droits) est bien proportionnelle au taux de consultation de leurs ouvrages, mais sans qu’ils connaissent le montant de la transaction de départ. Les abonnés <a href="http://musique.skynet.be/index.html?l1=entertainment&amp;l2=adsl_res&amp;l3=lifestyle">Belgacom</a>, quant à eux, ont accès « gratuitement » à ce bouquet dans le cadre de leur abonnement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les éditeurs français souhaitent absolument éviter cette cannibalisation du marché papier par le marché numérique et assister à la destruction du marché traditionnel sans système de compensation</strong>, à l’instar de ce que vit actuellement la presse. Ainsi, en France, les débats sur la gratuité des contenus sont nombreux<a name="_ftnref3" href="#_ftn3"> </a> et les mécanismes de fixation des prix du « livre numérique » apparaissent complexes selon le niveau de « service » :</p>
<p style="text-align: justify;">- téléchargement      définitif de l’œuvre intégrale : le prix au téléchargement de      l’ouvrage complet oscille entre 75 à 100% du prix du papier ;</p>
<p style="text-align: justify;">- téléchargement      temporaire d’un fichier chrono-dégradable : s’effectue sur le modèle de      l’emprunt en bibliothèque ou de celui de la location ;</p>
<p style="text-align: justify;">- accès      par abonnement : le lecteur est captif d’un service récurrent (fin      abonnement, perte de la bibliothèque, etc.). Cette formule assimile le      coût de l’ouvrage à zéro. C’est le modèle proposé notamment par      Cyberlibris.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nous pensons que l’interprofession a tout intérêt à définir une notion de « livre numérique »</strong> (œuvre complète vendue de façon pérenne et individuelle, reflétant le livre imprimé quand il existe) à laquelle ne saurait être assimilée la vente de contenus ou d’usages dérivés de ce contenu originel et matriciel.</p>
<p style="text-align: justify;">Les préconisations relatives au prix et à la TVA ne sont pas les mêmes dans les cas considérés. <strong>Sur le principe, et dans l’idéal, la législation du prix unique et le taux de TVA réduit s’appliqueraient au « livre numérique », mais ne concerneraient pas les autres types de contenus numériques</strong>.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les nouveaux e-détaillants de contenus numériques</h3>
<p style="text-align: justify;">L’apparition de nouveaux détaillants potentiels - issus ou non du monde du livre - est aujourd’hui une réalité pour la librairie traditionnelle qui doit s’y confronter. Ceux-ci se constituent ou sont constitués par des sociétés privées ou bien, parfois, par des institutions ou de grandes entreprises publiques. Ces nouveaux acteurs du commerce au détail font de la lecture et du livre un axe fort de leur politique d'image ou de leur engagement et entrent ainsi <strong>frontalement en concurrence avec la librairie traditionnelle</strong>. Ils ne (re)connaissent pas les règles interprofessionnelles et sont tentés d’obtenir un avantage concurrentiel, soit en réclamant l’exclusivité de titres, voire de collections ou d’une maison d’édition, soit en imposant une vente fermée à l’aide de matériels (device) propriétaire, soit en proposant des prix cassés.<br />
Avec le temps, il faut donc s’attendre à voir ces acteurs proposer davantage de la consultation et du téléchargement de contenus numériques via les services marchands de leurs sites ou de leurs portails comme l’illustrent déjà les exemples suivants :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>bibliothèques : </strong>comme<strong> </strong>la <strong><em>BnF</em></strong> qui offre déjà avec<a href="http://gallica2.bnf.fr"> Gallica2</a> « un accès à environ 60.000 livres et 80.000 images libres de droits et à      plusieurs milliers de livres récents consultables via les e-distributeurs (accès libre ou sous conditions) ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>opérateurs  téléphoniques :</strong> comme <em><strong>Orange</strong></em> qui lance aujourd’hui « en partenariat avec cinq grands      titres de la presse française, […] l’expérimentation de<a href="http://www.orange-innovation.tv/webtv/mode/detail/236/orange-lance-l-experimentation-de-read-go-le-premier-kiosque-a-journaux-mobile-connecte-en-3g"> Read&amp;Go</a>, le      premier kiosque à journaux mobile connecté en 3G : un nouveau terminal      numérique doté de la technologie e-paper, qui allie la facilité d’usage      d’un support mobile au confort de lecture du papier. Ce terminal proposera      aux testeurs chaque matin la lecture du <em>Monde</em>, du <em>Parisien</em>, des <em>Échos</em>, de <em>L’Équipe</em> et de <em>Télérama</em>, rafraîchis      toutes les heures avec les dernières informations de leurs éditions       électroniques » - Annie Favier, « Le Prix de la gratuité », <em>Livres Hebdo</em>, 16 février 2007 : « Sous l'impulsion d'Internet, la gratuité envahit la sphère culturelle, change les règles du jeu et inquiète ses principaux acteurs. Suffisamment pour que sept livres soient consacrés à ce phénomène dans les prochaines semaines ».</p>
<p><strong>auteurs      :</strong> comme <strong><em><a href="http://www.lulu.com/fr">Lulu</a></em></strong> qui <em>permet aux auteurs de </em>télécharger leurs œuvres sur le site      et, ensuite, qui va s’occuper de les vendre en direct, sans passer par le      filtre d'une maison d'édition.</p>
<p><strong>portails de recherche :</strong> comme <strong><em><a href="http://books.google.fr">GoogleBookSearch</a></em></strong> qui permet      « de      clique[r] sur un livre provenant du Projet Bibliothèque et […] afficher      des informations bibliographiques générales sur cet ouvrage ainsi que,      dans de nombreux cas, de courts extraits (quelques phrases reprenant votre      terme de recherche en contexte). Si ce livre relève du domaine public, [il      est possible de] le consulter et [de] le télécharger dans son intégralité.      Dans tous les cas, il […] sera proposé des liens permettant d'accéder à      des librairies en ligne, où [l’on peut se] procurer le livre en question,      et vers des bibliothèques, où [il est possible de] l'emprunter »  ;</p>
<p><strong>entreprises      nationales :</strong> comme la <strong><em><a href="http://www.sncf.com/webcast-litteraire/sncf.html">SNCF</a></em></strong> qui « apporte son      soutien à la création littéraire et aux initiatives innovantes. Elle      participe au rayonnement de la littérature sous toutes ses formes auprès      du grand public »  ;<strong></strong></p>
<p><strong>sites medias :</strong> comme celui d’une radio thématique      qui ne se consacrerait qu’au livre et à la lecture (le projet encore      confidentiel d’une telle radio est en cours) ;</p>
<p><strong>pure players :</strong> comme <strong><em><a href="http://www.relay.fr/pressenumerique">HDS Digital</a></em></strong> (Lagardère Services) qui propose la consultation et le      téléchargement illimités de dizaine de titres de magazines et de journaux      et souhaite faire de même avec les livres du groupe Hachette.</p>
<p><strong>sites compagnons      d’éditeurs : </strong>comme <strong><em>O’Reilly media</em></strong> qui, avec sa <a href="http://safari.oreilly.com">plate-forme Safari</a> propose directement      des contenus numériques de livre d’éditeurs en faisant l’économie de la chaîne traditionnelle diffuseur/distributeur/revendeur      (libraire) ;</p>
<p><strong>réseaux      sociaux :</strong> <strong><em><a href="http://www.librarything.fr">LibraryThing</a></em></strong> qui invite      le lecteur à cataloguer ce qu’il lit ou une bibliothèque      entière afin de se rapprocher d’autres lecteurs et exposer lui-même ses      propres critiques de livres.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le coût de l’interfaçage technique</h3>
<p style="text-align: justify;">Les niveaux d’investissement exigés sont élevés. Les coûts d’accès à la  technologie/ingénierie pour des micro-acteurs sont donc considérables. L’hyper innovation est un frein ou une barrière à l’entrée sur ce nouveau marché. De plus, les standards n’existent pas et les grandes librairies numériques sont partenaires en « marque blanche » d’opérateurs spécialisés (Numilog, Titelive, Cyberlibris, HDS Digital, etc.). Autant de solutions techniques coûteuses à développer pour les libraires sans contrepartie financières significatives.</p>
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		<title>Le développement de la Print On demand (POD)</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 14:09:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[La possibilité de pouvoir fournir à l’unité ou en toutes petites quantités des documents devenus indisponibles (ouvrages épuisés notamment) ouvre de véritables perspectives pour le marché du livre. Cette possibilité permettrait de contenter toute une clientèle qui achète habituellement sur des sites de vente de livres d’occasion, sur lesquels, ni les auteurs, ni les éditeurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La possibilité de pouvoir fournir à l’unité ou en toutes petites quantités des documents devenus indisponibles (ouvrages épuisés notamment) ouvre de véritables perspectives pour le marché du livre. Cette possibilité permettrait de contenter toute une clientèle qui achète habituellement sur des sites de vente de livres d’occasion, sur lesquels, ni les auteurs, ni les éditeurs ne touchent de droits. Cette technologie permettrait également aux éditeurs de commercialiser en librairie des ouvrages neufs à faible rotation.</p>
<p style="text-align: justify;">La POD est donc une question qui revient fortement dans la profession. Une étude <a href="http://www.inter-quest.com">d'Interquest</a> en 2007 prévoit que celle-ci suivra une croissance annuelle de l'ordre de 16% par an pour l'impression numérique de livres.</p>
<p style="text-align: justify;">Le schéma de fabrication via/pour les libraires n’est pourtant pas encore fixé. Actuellement, se posent toujours les modalités d’implantation des services d’impression à la demande par des libraires. La remontée de la commande d’impression doit-elle s’opérer via le diffuseur qui déclenche la fabrication chez l’éditeur ? Dans ce cas, quelle est <strong>l’expertise de la source </strong>? La facturation (et la logistique) doivent-elles se faire également par le distributeur ? La migration vers une édition orientée « plate-forme » montre le <strong>danger de captation de la chaîne</strong> du livre numérique par des tiers (Booksurge… d’Amazon). - n. s., « Amazon.com monopolise l’impression à la demande », <em>The Inquirer</em>, 1er avril 2008 : « Les vendeurs américains de livres imprimés à la demande sont bien embettés par Amazon, qui s’est lancée dans la promotion de sa propre maison d’impression à la demande. D’après Writers Weekly, les livres en impression à la demande auparavant disponibles sur Amazon.com, sont maintenant uniquement disponibles chez les revendeurs Amazon ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il nous semblerait <strong>judicieux, à ce jour, que cette impression puisse être effectuée, soit par l’imprimeur, soit par le distributeur (celui qui détient le fichier), soit par une structure qui regrouperait plusieurs éditeurs </strong>(voir <a href="www.lightningsource.com">Lightning source</a>, filiale de Ingram). Ces livres seraient traités dans le flux normal de commande, les bases de références l’indiquant clairement (voir Nielsen bookdata qui l’indique pour les livres anglo-saxons). De même, il faudrait que la POD puisse être rendue possible pour tous les livres, qu’ils soient directement disponibles en version dématérialisée ou non. Certains éditeurs anglo-saxons (voir Wiley) utilisent cette méthode pour minimiser leurs stocks.</p>
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