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Préconisations-clefs
Le livre imprimé est un objet parfait, il se déploie dans un cadre culturel et commercial constitué depuis plusieurs siècles. Il est illusoire de penser que l’on va mouler la production numérique dans une reproduction du livre imprimé. C’est plutôt en inventant une nouveau modèle de diffusion des savoirs que l’on parviendra à maintenir une filière économique du secteur. Utiliser les potentiels du numérique avec les services logiciels liés, les adaptations tarifaires selon les services, la mise à jour doit être l’objectif. Le livre imprimé a encore une longue vie devant lui…Je ne pense pas que le livre numérique lui ressemblera….
[...] un bibliothécaire ou un libraire pour nous repérer dans cette jungle…En écho, la cinquième préconisation du rapport de la commision numérique du SLF :”Combattre donc la gratuité est un objectif majeur : [...]
Il semble assez “utopique” de lutter contre la gratuité sur Internet.
Si les prix des livres sont jugés trop élevés par les internautes, comme ce fut le cas dans la musique, le piratage se développera fortement.
Celui ci sera d’autant plus facile que les livres seront déjà en format numérique, et il existe déjà des logiciels pour cracker les clés de protection de Mobipocket par exemple.
Pour les mêmes raisons, le prix unique du livre semble difficilement applicable sur le Web.
En refusant cette réalité, on risque de réitérer les mêmes erreurs qui ont été faites dans la musique et le secteur de l’édition pourrait gravement en souffrir.
Il faudrait plutot penser, à mon sens, à des modèles de financement mixtes qui exploiteraient toutes les possibilités d’Internet et qui ne sont pas compatibles avec la notion d’un livre numérique “figé”.
En ce qui concerne les auteurs, leur future rémunération dépendra aussi beaucoup de leur pouvoir de négociation face aux maisons d’édition. Les modèles qui se profilent pourrait leur être favorable s’ils anticipent les changements et percoivent des montants plus justes par rapport au cout de production et de diffusion d’un livre numérique, fut il payant ou financé par la publicité…
Comme Hubert je suis totalement opposé à cette proposition de “combattre la gratuité”. Par nature la littérature est gratuite, les phrases de tous les auteurs de l’histoire jusqu’au début du XXe siècle sont gratuites. La libre diffusion gratuite vaut autant pour la recherche scientifique que pour la littérature. Une phrase de Proust n’est pas payante, même si un lecteur pourra souhaiter volontairement payer pour l’obtenir sur un support quelconque. En tant qu’écrivain, j’écris gratuitement et ce n’est que par exception, pour une durée temporaire et pour certains textes, que je vends mes oeuvres (je pense que de plus en plus il s’agira de vendre des tirages limités luxueux sur “beau papier”). Donc, mieux vaudrait opter dans vos préconisations pour quelque chose comme “Limiter la gratuité”, qui est moins défintif.
Ridicule ! Cette ligne suffit a décrédibiliser la suite pour moi. L’ancien mode se demasque face au nouveau monde.
1/ la gratuité est une occasion unique de lutter contre l’ignorance
2/ seule une tres faible proportion des auteurs vive exclusivement de leur oeuvre
3/ le choix entre un matériel payant (un livre imprime sur du papier) et un immatériel gratuit n’est pas nécessairement en faveur de l’immatériel !!
4/ le role des editeurs est termine, et alors ? (et je pense qu’il ne l’est pas, en plus !)
Etrange, à lire le rapport, on a l’impression que ces préconisations n’y sont pas vraiment développées, comme si elles venaient d’ailleurs, comme si elles étaient plaquées là…
Les préconisations sur la collaboration avec les auteurs, les préconisations sur la valorisation de l’expertise des libraires ne sont pas là. Ici, on ne parle que gouvernance (prix, droit, base, surveillance). Comme si tout le reste ne relevait pas des préconisations… Effectivement les préconisations sont le plus important d’un rapport. Dommage, ici, comme souvent, elles sont ce qu’il y a de moins intéressant et de moins innovant.
Oouaouuu ! Des formats ouverts ! Pincez-moi, je rêve !
J’ai horreur des goulots d’étranglement. Une base unique du livre ! Quelle horreur ! Pourquoi unique ? Pourquoi ce pool de partenaires ? Pourquoi pas d’autres acteurs, mêmes privés ? Quid des bibliothèques ?…
Ah, la raison n’est pas très bonne. ;-(
Evitons de dresser les contenus numériques contre les contenus papiers. L’oeuvre ou le livre existent aussi au format numérique, dans toute leur entièreté. La TVA à 5,5 et le prix unique sont là pour sauvegarder la chaine du livre papier, car c’est une industrie culturelle primordiale.
Comme les prix de ventes sont plus bas, une TVA plus forte n’est pas gênante, tant que le marché du livre électronique est faible.
Je serais assez partisan d’un prix unique du livre numérique sur une durée test de 3 ans par exemple.
Mais en même temps, si on s’y prend trop tôt, on risque de geler l’innovation des offres par abonnement, des tarifications gratuites, etc. bref d’un fourmillement d’innovations commerciales que le format permet. Je crois qu’il faut se battre sur un autre terrain que sur celui du prix : le pourcentage à l’auteur, le pourcentage au vendeur, etc. Pour faire de manière à que ce que régule le prix unique du livre aujourd’hui, serve dans le numérique à réguler aussi le marché, mais en s’adaptant à ses contraintes et non pas en le jugulant. Pour ma part, une licence globale qui alimenterait un fond pour le développement du livre numérique, je trouverais ça pertinent…
Je ne peux pas une seule seconde accepter ce principe. La gratuité doit être expérimentée au même titre que les autres procédés commerciaux. Paolo COhelo donne ses livres sur l’internet et cela ne l’empêche pas d’en vendre, au contraire… Il en vend peut-être plus grâce à cela. Je ne pense pas que ce soit une panacée, mais si demain le marché du livre électronique était sur la gratuité, tout votre modèle se casserait la figure. On ne peut pas exclure ainsi cette donnée. On peut dire qu’on ne la souhaite pas, oui. Mais la refuser (d’autant que rien n’est gratuit sur le net, elle est toujours le fait de compensations).
Si les usagers et les innovateurs avaient attendus les normes pour avancer…
Votre définition est trop restrictive. Elle implique un seul et unique mode de vente du livre et grosso-modo, un seul type de livre : le .pdf d’un livre existant. Or, on ne peut pas croire que l’avenir du livre repose dans une copie faite pour le support papier au format numérique.
La seule façon de faire de la vente pérenne, c’est pas de vendre à l’unité (extrême volatilité des contenus sans supports), mais de vendre des accès. La vente à l’unité, quant à elle ne marche quasiment pas. Vous condamnez d’emblée la vente à l’abonnement, alors qu’elle est la seule qui dégage déjà des bénéfices (cf. Safari d’O'Reilly) !!!
[...] le fond, on s’intéressera donc aux préconisations clefs. Surpris de voir émerger la définition de normes communes, alors que les expérimentations [...]
[...] le fond, on s’intéressera donc aux préconisations clefs. Surpris de voir émerger la définition de normes communes, alors que les expérimentations [...]
La définition par le public du ‘livre électronique’ est vague, mais évoque quand même quelque chose. En l’occurrence, la question se pose dans les deux sens: compatibilité du matériel français avec le contenu étranger, et réciproquement…
Même sachant que c’est déjà le cas, il semble important de s’assurer que la compatibilité reste assurée quoi qu’il arrive.
Une ouverture aux normes internationales nous paraît être plus que nécessaire.
Le livre électronique n’existe pas en tant que tel.
Soit vous parlez de l’objet de lecture (tablette) : et l’enjeu consisterait à pouvoir lire un format non verrouillé.
Soit vous parlez du contenu. Et le format e-pub semble être une bonne approche.
Ou vous verrez les éditeurs sortir un “livre” numérique sous X formats selon les marchés, les usages et les détaillants.
Accueillir des ouvrages des marchés américains ? (C’est déjà le cas des ouvrages au format PRC de Mobypocket en distribution chez Numilog ou Bookeen) …
“l’ensemble des professionnels”: uniquement sur le marché français, ou avec une volonté d’ouverture sur les éventuelles normes du marché international?
En d’autre termes, dans un futur idéal, le livre électronique français sera-t-il en mesure d’accueillir des livres du marché américain ou japonais?