La possibilité de pouvoir fournir à l’unité ou en toutes petites quantités des documents devenus indisponibles (ouvrages épuisés notamment) ouvre de véritables perspectives pour le marché du livre. Cette possibilité permettrait de contenter toute une clientèle qui achète habituellement sur des sites de vente de livres d’occasion, sur lesquels, ni les auteurs, ni les éditeurs ne touchent de droits. Cette technologie permettrait également aux éditeurs de commercialiser en librairie des ouvrages neufs à faible rotation.
La POD est donc une question qui revient fortement dans la profession. Une étude d'Interquest en 2007 prévoit que celle-ci suivra une croissance annuelle de l'ordre de 16% par an pour l'impression numérique de livres.
Le schéma de fabrication via/pour les libraires n’est pourtant pas encore fixé. Actuellement, se posent toujours les modalités d’implantation des services d’impression à la demande par des libraires. La remontée de la commande d’impression doit-elle s’opérer via le diffuseur qui déclenche la fabrication chez l’éditeur ? Dans ce cas, quelle est l’expertise de la source ? La facturation (et la logistique) doivent-elles se faire également par le distributeur ? La migration vers une édition orientée « plate-forme » montre le danger de captation de la chaîne du livre numérique par des tiers (Booksurge… d’Amazon). - n. s., « Amazon.com monopolise l’impression à la demande », The Inquirer, 1er avril 2008 : « Les vendeurs américains de livres imprimés à la demande sont bien embettés par Amazon, qui s’est lancée dans la promotion de sa propre maison d’impression à la demande. D’après Writers Weekly, les livres en impression à la demande auparavant disponibles sur Amazon.com, sont maintenant uniquement disponibles chez les revendeurs Amazon ».
Il nous semblerait judicieux, à ce jour, que cette impression puisse être effectuée, soit par l’imprimeur, soit par le distributeur (celui qui détient le fichier), soit par une structure qui regrouperait plusieurs éditeurs (voir Lightning source, filiale de Ingram). Ces livres seraient traités dans le flux normal de commande, les bases de références l’indiquant clairement (voir Nielsen bookdata qui l’indique pour les livres anglo-saxons). De même, il faudrait que la POD puisse être rendue possible pour tous les livres, qu’ils soient directement disponibles en version dématérialisée ou non. Certains éditeurs anglo-saxons (voir Wiley) utilisent cette méthode pour minimiser leurs stocks.
Publié par admin le 10 juin 2008
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