La numérisation est une véritable aubaine pour les livres épuisés ou de faible rotation. En effet, avec des techniques comme l’impression à la demande (POD) ou le téléchargement de contenus numériques, la librairie et l’édition traditionnelles peuvent exploiter nombre de références qu’elles ne suivent pas ou plus. Ainsi, la sélection de titres disponibles, quelle que soit leur forme, continuera de croître et apportera de multiples possibilités de commercialisation pour les professionnels du marché du livre.

Le marché du livre propose déjà aux clients un choix inégalé par rapport à tout autre secteur de vente au détail. Mais si la numérisation des textes se développe en quantité comme en qualité, les clients se retrouveront rapidement devant le plus grand choix de tous les temps depuis l’invention de l’imprimerie. Toutefois, ce choix deviendra très vite ingérable pour les non-professionnels comme pour les simples consommateurs.


1

C’est là, précisément, que la librairie indépendante doit se saisir du numérique comme une véritable opportunité pour son activité. En effet, si la quantité et la diversité de contenus numériques à exploiter au profit du consommateur et du commerce du livre se trouvent être exponentielles, la librairie sera la mieux à même - par sa connaissance de ce qui existe déjà sous forme imprimée - de mettre en place et de développer des techniques propres de sélection, de conseil, d’expertise et de vente qui permettront d’aider l’acheteur à se repérer dans le choix des contenus. On constatera dès lors, que cet accroissement des références présente une réelle opportunité pour l’édition et de la librairie traditionnelles grâce aux ventes potentielles de livres et de contenus numériques qu’il ne manquera pas de susciter.

Si les acteurs de la profession se rassemblent pour accueillir le numérique et s’entendent pour travailler ensemble à solutionner les problèmes soulevés par celui-ci, alors il n’est pas déraisonnable de penser que le marché du livre traditionnel pourra croître sur une base permanente. La capacité qu’aura ce marché de proposer des livres tant sous forme numérique que sous forme imprimée à une clientèle élargie doit donc pousser ces mêmes acteurs à se mobiliser et s’entraider pour y parvenir.

Publié par admin le 8 juin 2008
Tags: Non classé

Nombre de commentaires dans la page : 4

Comment lire/écrire des commentaires

Commenter des paragraphes spécifiques :

Cliquez sur l'icône à droite du paragraphe

  • S'il aucun commentaire n'a encore été saisi, un formuaire apparaîtra automatiquement.
  • S'il existe déjà des commentaires, le formulaire apparaîtra à la suite de ceux-ci.

Commentaires sur la page entière :

Cliquez sur l'ocône à droite du tutre de la page (fonctionnement identique aux commentaires des paragraphes)

Commentaires

Pas encore de commentaire.

C. Hagl on paragraphe -1:

L’avènement du Web 2.0 suggère que, tout autant (voire plus?) que la librairie, les groupes de lecteurs en ligne seront un moteur de sélection puissant. Pour des objets de consommation courante, l’avis d’un groupe ayant des goûts similaires semble tout aussi valide que celui d’un professionnel (qui peut être intimidant). La librairie aurait donc intérêt à se faire une place parmi les groupes de lecteurs (locaux et nationaux, voir internationaux) qui se développeront immanquablement; voire à participer directement à leur création et leur développement.

23 juin 2008 5:52
admin on page entière :

Tout à fait d’accord avec vous. Une nuance cependant dans l’énonciation de votre argument. les libraires sont depuis toujours actifs au coeur des réseaux (physiques) de lecteurs. (Club de lecture, groupe, rencontres …)

Mais encore peu visibles (présents ?) au coeur des réseaux sociaux, très vivants, mobiles mais qui n’attendent pas de s’insérer dans les réseaux traditionnels pour exister.

Nous avons la chance d’avoir des réseaux sociaux de lecteurs (Zazie) qui ont toujours souhaité s’ouvrir à la librairie tradtionnelle …

23 juin 2008 6:17
C. Hagl on page entière :

Etant plutôt portée à faire mon choix en silence dans les rayons voire à commander en ligne, je ne suis en effet pas vraiment au courant des pratiques courantes en librairies en ce qui concerne l’interaction avec le lecteur; tout ce que je peux dire c’est qu’à première vue, les rares évènements que j’ai pu remarquer dans les quelques librairies que j’ai pu fréquenter étaient affichés avec une telle discrétion qu’il était difficile de les remarquer si on ne les cherchait pas. Enfin, ça n’est bien évidemment qu’anecdotique

23 juin 2008 6:54
Hubert Guillaud on paragraphe 3:

Ouais… Il va falloir hélas prouver que les techniques de sélection des libraires sont aussi convaincantes dans le numérique que dans le réel… Alors que la concurrence (sites sociaux, amateurs…) est là.

25 juin 2008 16:30
Nom (obligatoire)
E-mail (required - never shown publicly)
URI